Plusieurs mois après la signature de l'armistice, les tunneliers sont toujours au travail en Belgique et en France. Leur retour est seulement officialisé en janvier 1919. Le long et tranquille voyage vers leur pays commencent enfin.
L'heure est venue pour les tunneliers de dire adieu à la France. En décembre 1918, la compagnie travaille dans les environs de Mons, en Belgique. Quelques hommes sont envoyés à Lourches, entre Douai et Valenciennes, pour construire un pont, tandis que le Lieutenant James Campbell Neill et sa section tente de drainer des inondations causées par l'explosion d'un viaduc à Spiennes, en Belgique. Tout le monde attend l'ordre de démobilisation.
Le 28 décembre 1918, tous les hommes des classes 1914 et 1915 sont envoyés à la base pour être démobilisés.
Enfin, le 22 janvier 1919, tout l'équipement est rendu à l'armée britannique et la compagnie quitte Mons pour Le Havre ... le train chemine vers Etaples par Douai, Arras, où nous avions passé beaucoup de temps, et Saint Pol.
Après une courte nuit, nous sommes réveillés à 2 heures et à 3 heures, nous étions entassés dans des camions, direction Le Havre.
Le 29 janvier, la compagnie embarque à bord du S.S. Lydia et arrive à Weymouth, en Angleterre, le matin suivant. Nous sommes entraînés par train vers le dépot néo-zélandais de Larkhill, dans les plaines de Salisbury.
Il faut attendre le 14 mars pour que la compagnie, sous le commandement du Capitaine Daldy, embarque à bord du S.S. Ionic pour l'ultime voyage. Tout le monde à une dernière permission pour faire ses adieux à ses nombreux amis que nous avions au Royaume-Uni.
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L'agréable voyage se déroule sans incident et nous empruntons le canal du Panama. Finallement, le S.S. Ionic jette l'encre dans le port d'Auckland le 23 avril 1919 à 21 heures. Le jour suivant, la New Zealand Engineers Tunnelling Company cesse d'exister.
Dispercés comme nous le sommes, dans les mines, sur les voies de chemins de fer et dans le bush, partout où la vie et le travail sont durs et dangereux, l'esprit de la compagnie vit pourtant en chacun de nous.
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