La compagnie néo-zélandaise arrive en France le 10 mars 1916 après deux mois passés en mer et un autre à s'entraîner en Angleterre. Les hommes découvrent pour la première fois la France. Ils se dirigent vers le front et la guerre. Le combat sous terre commence.
James Williamson est un ancien mineur. Il travaille pour la ville de Mount Eden près d'Auckland en Nouvelle-Zélande lorsque la guerre éclate en 1914. Il est alors âgé de 39 ans. Il s'engage en septembre 1915 dans la compagnie de tunneliers récemment formée. Il rejoint les 400 hommes au camp d'entraînement d'Avondale près d'Auckland au mois d'octobre. Le 18 décembre 1915, James Williamson et ses camarades embarquent pour le long voyage vers l'Europe à bord du Ruapehu.
... le Ruapehu quitte Auckland et nous emporte, tous, en mer pour commencer notre grande aventure.
La vie à bord est très tranquille, mais pas monotone. Nous avons de bons quartiers pour dormir et la nourriture est excellente. En fait, nous voyageons comme des passagers.
J'ai eu le mal de mer pendant trois jours, mais pas malade pour autant. Mes camarades ont été bons avec moi. Après trois jours, j'étais sur pied et je rejoignais les autres dans les activités de la vie à bord.
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Nous arrivons à Plymouth le 3 février 1916. Beaucoup d'entre nous n'ont jamais mis les pieds en Angleterre. J'étais l'un d'entre eux. Nous restons pour un mois d'entraînement près du château de Pandennis, situé sur un promotoire entre la ville de Falmouth et la mer.
Nous quittons Falmouth le 8 mars... Nous arrivons à Southampton très tôt le lendemain matin... et dans la nuit, nous embarquons pour Le Havre et la France...
Arrivés en sécurité au Havre très tôt dans la matinée, nous marchons vers la gare où nous attendons notre train... Le dimanche matin, nous arrivons dans un village appelé Tincques.
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Lorsque nous sommes arrivés le dimanche matin, nous avons reçu l'autorisation d'aller faire un tour à l'Estaminet du village. Là, nous passons une journée tranquille à boire de la bière française.
Puis la compagnie est envoyée à Maroeuil. La marche semblait d'environ 30 kilomètres, mais je ne pensais pas qu'elle aurait été aussi tranquille...
La 51e division écossaise tenait le front de notre nouveau secteur. Ce secteur était appelé le Labyrinthe et se situait près de la crête de Vimy.
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