Les Néo-zélandais connaissent la ville d'Arras depuis plusieurs mois lorsqu'ils sont envoyés en reconnaissance dans d'anciennes carrières de craie, situées sous la ville. Ils sont engagés pour connecter ce vaste ensemble souterrain et l'aménager pour y loger des troupes.
En septembre 1916, James Williamson et ses camarades déménagent leur cantonnement dans le faubourg Saint Sauveur, à l'est d'Arras. Les tunneliers explorent le sous-sol de la ville et découvrent près d'une vingtaine d'anciennes carrières souterraines d'extraction de craie, situées sous deux axes majeurs vers le front, sous la route d'Arras à Cambrai, au nord-est d'Arras et sous la route d'Arras à Bapaume, au sud-est.
L'idée était de connecter toutes les carrières, des plus larges au plus petites, et de les rendre habitable pour les troupes.
Elles ont été réalisées par les Français qui extrayaient la craie pour construire les bâtiments.
Notre travail dans les carrières nous avait fait découvrir plusieurs dates gravées par les français lorsqu'ils taillaient les blocs de craie. Une date dont je me rappelais était 1314 et je pensais à tous ce qui avaient bien pu se passer dans notre histoire à ce moment.
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Les carrières de Ronville étaient les plus grandes et les plus larges de toutes, avec plusieurs centaines de mètres de diamètre et atteignant près de 20 mètres de haut.
Des pilliers de craie avaient été laissés à intervalles réguliers pour supporter le plafond. Mais après plusieurs siècles d'abandon, les chutes de pierres avaient façonné le plafond entre chaque pillier, si bien qu'il était désormais impossible de l'apercevoir avec la lumière d'une bougie.
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